
La Manche, terre de Merveilles, de Liberté, de Saveurs et de Savoir-faire, à la nature sauvage et préservée...














































































































































































Presqu'île balayée par les vents d'ouest et terre d'histoire, la Manche offre des paysages étonnants.
Voici une balade dans ce bout de monde qui hébérge aussi le Mont-Saint-Michel, haut lieu du tourisme international:
La Manche est un joli bout de terre pointé vers l’Angleterre : 350 Km de côtes, un bocage émaillé de marais et cours d’eau.
Du verdoyant Cotentin à l’envoûtante baie du Mont Saint Michel, en passant par les plages du débarquement, la Manche offre une belle palette de paysages.
La « petite Irlande »:
La péninsule de la Hague n’a pas l’image qu’elle mérite, ternie par son usine de retraitement des déchets nucléaires. Depuis le petit port de Goury, le site est fabuleux, et ses nombreux murets de pierre ne sont pas sans évoquer l’Irlande.
Du haut de ses 48 mètres, le phare battu par les vagues contemple la mer la plus fréquentée du monde : 600 bateaux par jour !
En grimpant à travers la lande jaunie d’ajoncs, on jouit d’un point de vue à couper le souffle sur la baie d’Ecalgrain, qui doit son nom à son ancienne activité de meunerie. Un peu plus loin, juché sur le nez de Voidries, on domine la mer écumeuse, qui taquine l’avancée de granit de Jobourg.
De l’autre côté du cap, Port-Racine s’enorgueillit d’être le plus petit port de France : une vingtaine de places !
Dominé par un vieux fort, il doit son nom à un corsaire qui sévit dans l’anse Saint-Martin au XVIIe siècle. On accède par un escalier aux cabanes des pêcheurs et aux barques amarrées par de longues cordes, des aussières.
Non loin de là, à Omonville-la-Petite, repose Jacques Prévert, dont on peut visiter la jolie demeure.
Une plage d’histoire:
A l’extrémité Nord Est de la presqu’île du Cotentin, le port de Barfleur et son église trapue attirent des artistes, dont le peintre Paul Signac, notamment inspiré par le phare de Gatteville, le deuxième plus haut de France et d’Europe (75 mètres).
Au large de Saint-Vaast-La Hougue (prononcez « Saint-Va » !), on distingue la Tour Vauban qui orne une petite terre plate et hexagonale au nom quasi polynésien : Tatihou.
On peut gagner cette île inhabitée à pied à marée basse ou par le bateau amphibie.
En poursuivant le long du littoral, face aux îles Saint-Marcouf, les maisonnettes multicolores font bientôt place à l’histoire.
Au lieu-dit Les-Dunes-de- Varreville, un monument rappelle l’arrivée sur le sol français de la 2ème division blindée du Général Leclerc, le 1er Août 1944, à Utah Beach, la même où débarquèrent les premiers alliés à l’aube du 6 Juin.
Sur place, le musée du Débarquement témoigne de l’exploit militaire et technique du « D-Day ». L’émotion est intacte…
Une mer dans les terres:
Laissons la côte pour le bocage. L’eau des canaux et des rivières a beau être douce, c’est encore un peu la mer !
Le parc naturel des marais du Cotentin et du Bessin est propice à la randonnée à pied, à vélo, à cheval (plus de 2500 Km de sentiers balisés).
Ses 27 000 hectares de marais et de polders (étendues endiguées et asséchées, conquises sur la mer), attirent oiseaux et poissons migrateurs. Le patrimoine bâti n’est pas en reste : fermes en terre, fours à chaux, moulins, petits ports,…
A quelques encablures des marais de la Douve, le souvenir de la libération reste vif à Sainte-Mère-Eglise.
Sur le toit de l’église, la statue d’un parachutiste rappelle le sort de l’américain John Steele, célèbre pour avoir accroché son parachute au clocher ! Fait prisonnier, il put néanmoins s’échapper…
Mont et merveille:
A 17 Km au large de Granville, le plus grand archipel d’Europe est bien français !
Chausey, un puzzle de granit : 365 îles à marée basse, 52 à marée haute, autant que de jours et de semaines dans l’année.
A Granville, sur le sentier des Douaniers, on ne peut pas rater les Rhumbs, la villa rose de Christian Dior.
Aujourd’hui transformée en musée, elle fut construite vers 1895, et achetée par la famille Dior en 1905. Le célèbre couturier y a passé son enfance.
La silhouette fantomatique du Mont-Saint-Michel apparaît dans son écrin mystérieux où les marées les plus amples d’Europe dictent leur loi.
Les bêlements des moutons de pré salé se mêlent aux cris des goélands.
Chaque année, 2,5 millions de touristes affluent vers la « merveille de l’Occident » pour escalader les 450 marches qui mènent au sommet.
Le Mont a retrouvé son caractère maritime lors des grandes marées du 17 au 20 Mai 2015 grâce aux travaux titanesques de désensablement engagés depuis 2005.